Week-end chez les voisins

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Au lendemain des résultats de l’élection présidentielle américaine, j’ai eu envie de vous partager un petit vent de bonheur à travers l’un des plus beaux week-ends passé avec ma gagne de BFFs. D’ailleurs, un énorme merci à ma homegirl Waita Mendoza aka LaWaïtz qui a dignement immortalisé quelques souvenirs de cette escapade avec ces magnifiques photos. Allez, c’est parti !

À l’époque où nous pouvions traverser la frontière des États-Unis à notre guise et sans raisons particulières (oui je sais, ça reviendra), nous avons décidé avec mes chums de filles d’aller nous perdre dans la nature américaine le temps d’un week-end d’automne. Je travaillais à l’époque pour une chaîne d’hôtels US qui me donnait droit à un ‘‘pas pire’’ rabais sur les nuitées dans n’importe quel hôtel de la chaîne. Ça tombait si bien car il y en avait un non loin du Mont-Washington et comme nous voulions en profiter pour faire une petite rando, la destination était juste parfaite. Et hop! Un bon samedi matin d’octobre à 8h tapantes, je les embarquais avec moi pour ce petit séjour tant attendu.

Une heure et des poussières de route plus tard, on avait déjà la dalle. Monsieur Google nous a alors indiqué que le restaurant le plus près était The Parson’s Corner, sortie 25 de l’autoroute 91. Un tout petit restaurant en plein cœur du village de Barton dans le Vermont et qui ressemble à une maison d’antan. On y fait notre entrée et obviously, on détonne. Les quatre city girls qui débarquent en parlant mi-frenchy, mi-québécois tout en y ajoutant quelques mots d’anglais… c’est l’incompréhension. Je dois aussi mentionner qu’on n’est pas sortables à la base. Bref, staff adorable, petit-déj délicieux (leurs hash browns maison… une tuerie!) et des habitués de la place très sociables. Nous avons d’ailleurs eu un coup de cœur pour l’un d’entre eux, Robert Richards (je crois), un ancien garde forestier qui a tout de suite reconnu notre accent montréalais et avec qui nous avons pu échanger quelques mots.

Après le repas mais surtout après avoir fait la bise à notre cher Robert, la journée était encore très jeune et comme il faisait grand beau, le temps était donc venu pour notre petit trekking. Évidemment, on n’a pas eu le temps de se faire le Mont-Washington mais on s’est tout de même trouvé une petite montagne assez fastoche en arrivant dans le New Hampshire. Juste ça nous a permis de respirer le grand air pleinement et de se sentir quelque peu dépaysées. On a passé un bon moment au sommet afin d’admirer les couleurs, de papoter un peu et de se faire un petit photo shoot comme on les aime. Je ne peux me souvenir du nom de la montagne mais elle fait partie des White Mountains, une chaîne de montagnes qui recouvrent environ un quart de l'État du New Hampshire, une petite partie du Maine et quelques sommets du Québec. Elles sont aussi considérées comme les montagnes les plus à-pic de la Nouvelle-Angleterre. Une journée déjà bien remplie mais nous étions loin d’être au bout de nos surprises.

Plus que quelques kilomètres de voiture avant d’arriver au Mount Washignton Resort, là où nous allions passer les deux prochains jours. En arrivant à destination, le rêve. Bon, perso, quand je pense à resort je suis rarement emballée par l’idée mais celui-ci est complètement différent de ce qu’on a l’habitude de voir. À mi-chemin entre un manoir et un château, l’hôtel est situé à quelques pas du Mont-Washington au lieu-dit de Bretton Woods. Il fut même l’endroit où s’est tenue la conférence de Bretton Woods, qui posa les bases d'un nouveau système monétaire international. L’endroit n’a jamais été rénové (Dieu merci) car ses propriétaires ont plutôt opté pour un entretien maximal du bâtiment afin de préserver son histoire tout en pouvant accueillir leurs invités dans un confort optimal. On avait beau se retrouver dans un hôtel de plus de 350 chambres mais l’endroit était tout de même rempli de chaleur et de personnalité avec ses planchers craquants et sa déco d’une autre époque, entre autres.
Ah, et que dire du paysage extérieur… Bucolique à souhait!  On a passé des heures posées sur une colline dans la cour arrière à contempler le tout mais aussi à déguster de bonnes planchettes apéro avec un peu de pinard. Ça c’était inévitable.

Le week-end est passé beaucoup trop vite et un grand coup de nostalgie nous a frappé alors que nous étions à peine reparties. Maudit qu’on a du mal à vivre le moment présent mais je me dis que c’est l’éternel problème de notre génération n’est-ce pas? Enfin voilà, il ne nous aura pas fallu aller très loin afin de rêver tout en restant sur terre. J’espère que cette tranche de vie vous donnera envie de retourner chez nos chers voisins lorsque le prochain chapitre débutera. Un chapitre sans COVID et sans le troll orangé, tsé!

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